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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 00:00

bonjour 

 

 

Bonjour tout le monde.

 J'espère que vous avez passé un bon dimanche,j'en profite pour vous souhaiter une

  Image and video hosting by TinyPic

 

 

 

Je vous propse de nous pencher à nouveau sur les almanachs.

 

" Quand l'almanach mène en prison".

Comment faire de la propagande politique auprès des gens de la campagne?

En 1848, deux républicains,l'avocat Jules Lamaignère et le journaliste Alexis Peyret, ont l'idée de recourir à l'almanach traditionnel, mais en le détournant.

L'Almanach Démocratique des Pyrénées qu'ils distribuent aux paysans béarnais, basques , landais et bigourdans sent le soufre.

Accusés de propager des"doctrines socialistes", les deux hommes sont arrétés et jetés en prison.

Trainés devant la cour d'assise de Pau, en avril 1850 Lamaignière et Peyret seront finalement acquittés par un jury populaire.

 

 

On ne plaisante pas avec les almanachs.

 

Je vais avoir une semaine chargée,beaucoup de choses à faire ainsi que des petites sorties.

Pas trop de temps pour passer sur les blogs et je m'en excuse.

Promis je vous ferais partager tout ça

bisous

 

de

 

mamie jack violet

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 00:00

gifs 

 

 Bonjour tout le monde,

 

Comment ça va mes aminautes? bien j'espère...

Moi ça va , je cours ,je galope mais je ne vous oublie pas ...

 

Voici une petite série sur l'histoire des almanachs.

 

 

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Les origines:

L'almanach est un calendrier agréménté de notices variées qui peuvent être à la fois pratiques ( position des astres, heure des marées, conseils de jardinage) culturelles (citations, notices historiques) et ludiques(horoscopes ,jeux,devinettes.)

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Le plus ancien almanach connu :

"Les travaux et les jours"

 était l'oeuvre du poète grec Hésiode ,rédigée au VIII siècle avant JC.

On y parlait de navigation,d'agriculture et de philosophie.

 

En France,l'almanach nait avec l'invention de l'imprimerie, au XVième siècle.

Avec la Bible, il va être pendant plus de 400 ans le seul livre des familles modestes.

 

 

Passez une bonne journée.

 

Je reprend mes vistes à la maison de retraite.

Nous allons chanter de vieux refrains  et passer un bon moment .

Je vous fais de gros bisous .

  mamie jack rouge

 

 

Tout comme ma copinaute Icioula , dimanche j'ai reçu un message fort déplaisant me demandant de me rendre sur un lien qui me conduisait sur un site( payant) où j'allais apprendre"toute la vérité" sur"ma copine" une fille que je visite quand j'en ai envie et que je continuerais de visiter quand j'en aurais envie.

J'ai trouvé ce commentaire tellement nul que je l'ai mis à la corbeille.

Je considère que mon modeste blog n'a que faire de tels propos malveillants.

Comme Laura en a reçu un aussi , 

 si ça devait se reproduire je n'hésiterais pas à faire un copier-coller des propos tenus par cette charmante personne et de citer son pseudo(d'emprunt se suppose). Je voudrais lui adresser un conseil, vu que nous avons encore de belles journées pourquoi ne pas passer son temps à l'extérieur et profiter du soleil pour s'oxygéner l'esprit. Le grand air remet les idées en place ....

Cher correspondant anonyme ne perdez pas votre temps à fouiller sur les blogs , la terre continuera de tourner que vous soyez content ou pas.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 13:47

Bonjour  tout le monde,

 

On ne peut quitter Clermont Ferrand sans parler de Desaix,un enfant du pays dont voici résumé la vie grâce à Wikipédia .

 

 

Louis Charles Antoine Desaix, né le 17 août 1768[1] au château d'Ayat, à Saint-Hilaire d'Ayat, (actuellement Ayat-sur-Sioule), mort le 14 juin 1800 à Marengo (Piémont), est un général français qui s'est illustré lors des guerres révolutionnaires et sous les ordres de Bonaparte, notamment en Égypte et en Italie. Selon l'usage de l'époque, afin de se distinguer de son frère, il ajouta à son nom celui du fief de la famille Desaix et prit pour nom Desaix de Veygoux.Une éducation militaire

À partir du 18 octobre 1776, alors qu'il n'a que huit ans, il est éduqué à l'École militaire d'Effiat, dirigée par une congrégation d'oratoriens. À quinze ans, en 1783, il est nommé sous-lieutenant dans le Régiment de Bretagne.

Le choix de la République [modifier]

En 1791, il quitte le régiment de Bretagne pour retourner en Auvergne où il est nommé Commissaire ordinaire des guerres à Clermont-Ferrand.

En 1792, la majeure partie de sa famille émigre, effrayée par la Révolution. Il se refuse à la suivre et part servir contre les forces de la coalition dans l'armée du Rhin. Il y est nommé aide de camp du commandant en chef Victor de Broglie.

Ayant montré une rare bravoure et une grande présence d'esprit à la prise des lignes de Wissembourg, il est nommé général de brigade en 1793, à 25 ans, ce qui fait de lui, lors de sa nomination, le plus jeune général de l'armée française.

Moreau, juste appréciateur du mérite militaire, le nomme général de division dans l'armée de Rhin-et-Moselle le 2 septembre 1794 ; Desaix prend la plus grande part aux victoires de cette brillante campagne de l'an IV, qui illustre le nom de Moreau, participant, entre autres, au blocus de Mayence[3]. De brillants succès militaires en 1794 et 1795 conduisent à sa nomination comme commandant en chef par intérim de l'armée du Rhin[4] en janvier 1796.

Du 26 octobre 1797 au 27 mars 1798 le général Desaix est commandant en chef de l'armée d'Angleterre.

 Campagne d'Égypte.

Lorsqu'il rencontre Napoléon Bonaparte[5] à Passenario en Italie en 1797, celui-ci lui confie l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral. Durant l'expédition d'Egypte, Desaix participe à la prise de Malte, puis à celle d'Alexandrie, écrase les mamelouks à Chébreiss (13 juillet 1798) et s'illustre brillamment lors de la bataille des Pyramides[6](21 juillet 1798).

Il reçoit ensuite l'ordre d'aller faire la conquête de la Haute-Égypte, et d'y achever la destruction des Mamelouks. Il livre divers combats à Sonaguy, à Thèbes, à Sienne à Gosseys et triomphe partout. Son administration est telle qu'elle lui vaut, de la part des vaincus eux-mêmes, le glorieux surnom de Sultan juste.

Par ailleurs, en homme instruit, il procure aux scientifiques chargés de reconnaître le pays tous les renseignements qu'il a recueillis en recherchant lui-même les ruines et les monuments importants.

Rappelé de Haute-Égypte, il bénéficie de la convention d'El-Arich signée par Kléber avec les Turcs et les Anglais et s'embarque pour l'Europe le 3 mars 1800. À peine est-il arrivé à Livourne, que l'amiral anglais Keith le déclare prisonnier, au mépris des conventions, et affecte de confondre Desaix avec les soldats qu'il raccompagne[7].

Délivré par un ordre supérieur des mains de l'amiral Keith, Desaix écrit de Toulon au premier Consul[8]. Peu de temps après, sans même avoir revu sa famille, il part pour l'armée d'Italie.

La bataille de Marengo [modifier]

Buste de Desaix par Joseph Chinard, 1808

 

Statue du général Desaix au Louvre

 

Le 5 mai 1800, de retour à Toulon, Desaix rejoint Bonaparte en Italie, où les troupes françaises sont confrontées aux Autrichiens.

Arrivé à l'armée la veille de la bataille de Marengo, il y commande la réserve qui va changer la face des affaires. Le 14 juin, les deux armées s'affrontent à bataille de Marengo. Envoyé sur ordre de Napoléon Bonaparte à la recherche de l'armée ennemie sur la route de Gênes, Desaix revient sur ses pas en entendant tonner des canons sur ses arrières (à moins que ce ne soit sur réception d'un contrordre, les deux versions ont leurs partisans). Les troupes françaises ont en effet été attaquées et mises en grande difficulté par les Autrichiens. Arrivant avec environ 10 000 hommes, Desaix prend la tête de la 9e brigade d'infanterie légère et s'élance contre l'ennemi.

Cette action rétablit la situation et permet la victoire de l'armée française. Mais, au cours de la charge, Desaix est mortellement blessé d'une balle en plein cœur[9]. Il a 31 ans[10]. Hasard de l'Histoire, le même jour, le général Kléber, est assassiné en Égypte.

Le premier Consul fait transporter au couvent du Grand-Saint-Bernard, la dépouille mortelle de Desaix. Elle est inhumée dans la chapelle des Hospitaliers du Grand Saint-Bernard le 19 juin 1805. Berthier, ministre de la Guerre, représentant l'Empereur, prononce son éloge funèbre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici la photo prise par mes soins ;

 

017-copie-3.JPG

 

un côté coquin que nous a fait remarquer notre accompagnateur . 

 

 

018-copie-2.JPG

 

 

 

 

On trouve cette statue sur cette belle place de Jaude lieu de rendez-vous des Clermontois 

 

016-copie-1.JPG

015-copie-2.JPG 

 

  

 tout comme la statue de Vercingétorix dont je vous ai parlé dans un autre billet .

Voici une belle devanture de magasin ....

019-copie-1.JPG

 

 la fontaine...

 

002-copie-1.JPG

 

 

 

 

Ainsi se referme la page auvergnate ,j'espère que mon blabla ne vous aura pas endormi(e)s..... 

 

En attendant la prochaine balade pleine de zennitude ,je vous souhaite un bon weekend  et je pense avec tristesse à nos amis varois .

Gros bisous de

mamie jack violet-copie-1 

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 13:28

 Bonjour ,

Hier soir j'ai regardé sur FR 3 l'hommage rendu
 à Jean Ferrat 
et j'ai trouvé cette chanson magnifique .

Isabelle Aubret - Sa Montagne

 

Il vit au pied de sa montagne

Les mains sur le front gris d'un âne

Entouré de ronces et de chèvres

Une bruyère entre les lèvres

Le cœur traversé de rivières

Il écoute le chant des pierres

Et un refrain se met en marche

Sur le sentier de sa moustache

 

Il vit adossé à la roche

Dans un vieux pull qui s'effiloche

Au fil du temps et des épines

Sous les incendies de collines

Trinquant d'un glaçon de cassis

Avec des pêcheurs d'écrevisses

Sous des étoiles saltimbanques

Qui font des parties de pétanque

 

Il vit au pied de sa montagne

Il vit pour un brelan de dames

Pour du vent et pour quelques truites

Pour un plat de châtaignes cuites

C'est un drôle d'académicien

Qui lit des poèmes à ses chiens

Regardant les neiges d'Ardèche

Semer des flocons sur ses mèches

 

Il vit au pied de sa montagne

L'oreille ouverte aux grands vacarmes

Qui lèchent l'envers de la pente

Quand la terre s'ouvre le ventre

Il vit un chardon dans le poing

Le monde entier dans son jardin

Sous les quatre vents qui fredonnent

La chanson fragile des hommes

 

Entre la Volane et les flammes

Il vit au pied de sa montagne

Bisous de mamie Jackk

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 00:00


bonjour


Bonjour ,

En ce temps là ...
 rentrer-le-fourrage.jpg


rlangelus.jpg

rlabourage.jpg
rmachine.jpg


rmulet.jpg


rsaucisso.jpg




La suite de la diapo dans quelques jours ....
J'espère que ces images auront ravivés en vous d'heureux souvenirs ..
Je vous souhaite une bonne journée
.
Bisous ...

DE
mamie-jack-vert.png

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 00:00

Bonjour ,

Comme promis lors de mon dernier billet je vais faire parler  M   Isabelle Barèges  journaliste au magazine Couleur Lauragais  qui a interrogé notre santonnier ; et voici ce qu'il nous livre :


Paul B......, du patron au santon : le parcours d'un artiste régionaliste

A 68 ans, Paul B.... est un homme heureux. Artiste, il l'a toujours été mais il lui a fallu gagner sa vie avant d'emprunter les heureux sentiers qui mènent à la création. Passionné d'histoire, Paul nous invite à un voyage dans le temps, dans ce Lauragais du 19ème siècle si cher à son coeur. Son secret ? Un soupçon de nostalgie, une bonne dose de curiosité, un brin de passion et beaucoup de talent. Sa collection de quarante santons est composée de pièces uniques, façonnées avec l'amour et le respect que Paul voue à la terre de son enfance.

Paul Bioulez un artiste aux doigts de fée qui sait avec minutie donner vie à des personnages du Lauragais
Jeune fille puisant de l'eau

Paul B...... un artiste aux doigts de fée qui sait avec minutie donner vie à des personnages du Lauragais,
comme ici cette jeune fille puisant de l'eau ou cette mamie aux prises avec le vent d'autan - crédit photos : Isabelle Barèges

L'enfance de l'art
Lorsqu'il ne traîne pas ses culottes courtes dans la campagne lauragaise, le petit garçon vient prendre place aux côtés de sa maman couturière, qui lui apprend comment se servir d'une aiguille et d'un dé à coudre. Déjà, il fait preuve d'une agilité manuelle précoce confirmée par ses performances en dessin. Pendant les récréations, son institutrice l'autorise en effet à dessiner sur le grand tableau noir pendant que ses camarades jouent à chat perché... Plus tard, à l'adolescence, Paul poursuit son apprentissage artistique en s'essayant à la peinture. Le Certificat d'Etudes en poche, encouragé par ses dernières créations, Paul annonce à ses parents qu'il veut étudier les Beaux-Arts. Mais les années 50 sont âpres pour les jeunes gens aux velléités artistiques, et la réponse de ses parents ne se fait pas attendre : il lui faudra choisir un "métier", comme les autres. Paul choisit alors de devenir tailleur. C'est la maison toulousaine Monné située sur les allées Jean Jaurès qui l'accueillera le temps de son apprentissage.

Un parcours professionnel sur fond de déclin de l'industrie textile
Au début des années 60, Paul part à l'armée, épouse Pierrette et passe son BEP de tailleur. Dans ce laps de temps, le secteur du textile a déjà changé, et les maisons qui avaient pignon sur rue ne tardent pas à fermer les unes après les autres. Il lui faut déjà se reconvertir, ce qu'il fait en entrant aux Nouvelles Galeries où il accède finalement au poste de chef de rayon. Plus orientées vers la vente, ses nouvelles fonctions lui donnent néanmoins l'occasion de garder un oeil sur la création. Deux fois par an, il se rend à Paris pour assister aux collections et choisir ses nouveaux modèles. Mais cette trêve sera de courte durée et lorsque l'informatique fait son entrée dans le grand magasin, Paul se voit à nouveau contraint d'aller exercer ses talents ailleurs. Il s'installe donc à Montargis, dans le Loiret, où il a été recruté par un couturier qui habille la crème de la société de la fin des années 60. C'est là qu'il retrouve avec bonheur son crayon et ses patrons afin de réaliser des modèles sur mesure. Ses clientes, certes élégantes et mondaines, ne sont cependant pas toujours disposées à payer leur dû, Paul doit donc à nouveau envisager d'aller chercher son bonheur ailleurs, si possible en Lauragais... Il se fait embaucher chez Carcel, une usine toulousaine de confection à mesure industrielle. La dimension créative du poste est limitée mais le vendeur-preneur de mesures bénéficie de quelques années de sursis...avant que l'usine ne périclite à son tour. Paul prend alors la solennelle décision d'offrir plus de stabilité à son foyer en laissant derrière lui une industrie textile moribonde. Il rejoint le secteur des assurances promis à un avenir plus prometteur... A ce moment, Paul remise ses ciseaux au placard mais ne cessera jamais de peindre en rêvant à une seconde vie, qu'il voit se profiler au fur et à mesure que l'âge de la retraite approche.

De la poterie aux santons
Ses premiers essais de poterie se font à l'aide de la terre des taupinières du jardin et du four familial. Ce n'est que fortuitement, à l'occasion d'une exposition, qu'il manipule pour la première fois une boule de terre. Ce sont des sensations nouvelles qui lui laissent déjà entrevoir de nouvelles potentialités de création artistique. Dès lors Paul prend des cours à la MJC d'Escalquens et se lance rapidement dans la fabrication de petits personnages qui ne resteront pas longtemps nus comme des vers...

les bourgeois

Les bourgeois : santons portant des tenues citadines du 19ème siècle - crédit photo : Isabelle Barèges

Le Lauragais du 19e : une source d'inspiration intarissable - La collection privée rassemble plus de quarante santons décrivant la société lauragaise du 19e siècle. C'est dans cette période que Paul puise l'essentiel de son inspiration. "Les habits traditionnels des paysans comme des citadins étaient encore très colorés, précise-t-il, il faudra attendre les guerres mondiales du siècle suivant et leurs millions de morts pour que les français, en ville comme à la campagne, revêtent le noir en signe de deuil." Au 19e, les tissus étaient volontiers rayés ou unis, tantôt clairs, tantôt foncés en fonction des tâches à accomplir, plus ou moins salissantes. Les femmes portaient une multitude de jupons et les plus riches d'entre elles se devaient de les montrer pour signifier la position sociale de la famille. Passionné d'histoire locale, Paul est allé croquer dans les musées, les médiathèques de la région, il s'est plongé dans des ouvrages spécialisés et publications susceptibles d'offrir quelques images de la mode vestimentaire de cette époque.

vendeuse de millas

L'amour du détail
Ce qui rend les personnages de Paul si singuliers, c'est le luxe de détails avec lequel il les habille. Ce travail est si minutieux qu'il n'a jamais compté les heures ! Cette exigence fait de sa collection un travail unique dans la région et remarquable à l'échelon national. Ainsi, au fil des santons, Paul les pare de nouveaux éléments : des bijoux, un sautoir pour les bourgeoises, un "collier de chien" arborant la croix occitane pour les autres, des cheveux (en poil de lama !)... Lorsque qu'on soulève les jupes des femmes, on note le même goût du détail : ces dames sont vêtues de bas de laine ou de coton, et d'un "pichodret", ce pantalon de corps souvent orné de dentelles. Au delà de la performance artistique et technique, notre santonnier véhicule volontiers l'humeur badine d'une époque dont il n'a conservé que le meilleur. Ses clins d'oeil sont d'un réalisme saisissant : au pied du maquignon, une bouse de vache complète le portrait ; sous l'étal de la poissonnière, c'est le chat facétieux de sa petite-fille Amaïa qui vient avec gourmandise chiper un poisson ; lorsqu'on regarde de plus près le petit gardien d'oies, on comprend que son air surpris ne doit rien au hasard, le jar est tout simplement entrain de lui pincer les fesses !

cette "mamie" apporte le fameux cassoulet plat typique qui semble fort intéresser un petit chat

Cette "mamie" apporte le fameux cassoulet plat typique qui semble fort intéresser un petit chat - crédit photo : Isabelle Barèges
La poissonnière et son chat chapardeur de poisson

La poissonnière et son chat chapardeur de poisson
crédit photo : Isabelle Barèges

Les vendangeurs : la vendangeuse vient de ramasser à l'aide de sa serpette des grappes de raisin et quelques feuilles, ce qui était réprimandé. Le jeune homme à ses côtés lui a donc imposé la "moustée" (punition) en lui écrassant quelques grains de raisins sur la bouche

Les vendangeurs : la vendangeuse vient de ramasser à l'aide de sa serpette
des grappes de raisin et quelques feuilles, ce qui était réprimandé.
Le jeune homme à ses côtés lui a donc imposé la "moustée" (punition)
en lui écrassant quelques grains de raisins sur la bouche
Le maquignon

Le maquignon
crédit photo : Isabelle Barèges

 

Interview de Paul B.....

Couleur Lauragais : Vous arrive-t-il de vous inspirer de personnages plus contemporains ?
P. B.... : "Jamais ! D'abord, il faut comprendre que le 19ème est une époque formidable pour le modéliste que je suis resté. C'est également une époque qui véhicule des valeurs qui me sont chères, les conditions de vie étaient certes plus difficiles mais le lien social était beaucoup plus fort qu'aujourd'hui. Ces valeurs d'échange et de partage ont illuminé mon enfance. Sans passéisme aucun, je peux dire que notre société manque de romantisme, en cela, elle ne m'inspire pas."

Couleur Lauragais : C'est quoi un santon réussi ?
P. B..... : "A mon sens, c'est celui qui présente un façonnage subtil et qui s'attache aux plus infimes des détails. Je suis bien sûr très admiratif de pièces qui offrent de beaux costumes."
Couleur Lauragais : C'est peut-être parce qu'au-delà du santon, c'est le métier de tailleur que vous souhaitez faire perdurer ?
P. B.... : "C'est vrai. Lorsque le textile est passé à l'ère industrielle, j'ai compris que le métier de tailleur allait se perdre. Aujourd'hui, dans les usines textiles, largement délocalisées, chaque ouvrier s'attache à fabriquer un petit élément d'un ensemble plus grand mais plus personne ne sait comment tailler un vêtement. En dehors des maisons de haute couture, ce métier a disparu et avec lui une certaine forme d'exigence, un potentiel de création qui donnait du sens à ce que l'on faisait."
Couleur Lauragais : Vous exposez régulièrement votre collection mais ne semblez pas prêt à vendre vos santons, n'est-ce pas ?
P. B..... : "Pour l'instant effectivement, je ne le suis pas. Chaque pièce est unique, je ne fabrique pas mes santons en série comme de nombreux santonniers provençaux, professionnels, qui vivent de leur production. Si je les vendais, je serais tenu de respecter des délais de commande. Or, à ce jour, je n'ai pas envie de m'imposer cette contrainte, seule la création m'intéresse. En revanche, je suis toujours heureux de pouvoir les faire découvrir aux petits comme aux grands via des expositions."

Les étapes de fabrication
Etape préparatoire
Une fois Paul inspiré, il lui arrive de croquer le futur santon pour fixer sa position ou son expression. Dans la plupart des cas cependant, il se laisse guider par le personnage qu'il a imaginé et qu'il distingue avec netteté dans son esprit.

Le façonnage
La création du mouvement
Etape n°1: Le façonnage de la terre et la cuisson
Paul achète son argile au Seuil de Naurouze, et la conserve compressée et humide dans du papier sulfurisé afin qu'elle reste bien malléable. Puis il la travaille à la main à l'aide de petits outils qui lui permettent d'affiner son travail. Le modelage respecte un ordre établi : d'abord la tête et le tronc, puis les avant-bras, pour finir par le socle et les jambes du personnage. Afin d'éviter que l'ouvrage explose pendant la cuisson, il creuse l'intérieur des trois pièces. Après avoir laissé sécher le modèle, les pièces sont cuites à 980° pendant deux jours.
Etape n°2 : La création du mouvement.
Pour donner le mouvement, Paul relie le tronc, les avant-bras et les jambes à l'aide de fils de fer et de colle.
Debout, assis, penché en avant, le torse bombé et les mains sur les hanches, le personnage prend la position désirée. Cette technique autorise plus de souplesse et donc plus de réalisme. Les fils de fer sont ensuite entourés d'une mousse qui simulera, sous les vêtements, l'épaisseur des membres.

La peinture
La confection du costume
Etape n°3 : La peinture.
Paul peint ses personnages à l'aide d'une peinture acrylique qu'il module même en fonction de la position sociale de son personnage. Le visage des paysannes sera par exemple plus bronzé que celui des bourgeoises exemptes de travaux des champs. Il achève cette étape en badigeonnant la figurine de vernis incolore.
Etape n°4 : La confection du costume.
Moment capital de la création, le santonnier dessine son patron directement sur le petit personnage d'environ 20 cm. Pour choisir ses tissus, il se dirige vers des étoffes légères qui s'inspirent de motifs anciens.
Il monte ensuite le costume à la main. Cette étape demande une minutie extrême, car certaines pièces de tissu ne mesurent pas plus de quelques millimètres...Vient ensuite le temps des finitions, Paul pare alors certains personnages de cheveux et de bijoux.

Les santons de la crèche

Saint-François d'Assise, père des santons
Le mot santon vient du provençal « santoun » qui signifie petit sain. C'est au 13ème siècle que Saint François d'Assise célèbre la première messe de Noël faisant appel à une représentation de la Nativité. La coutume se répand à Naples où personnages et animaux bien vivants viennent peupler les célébrations de Noël. Les franciscains auraient répandu cette coutume en Provence où petit à petit les personnages sont remplacés par des statuettes en bois ou en plâtre. A la Révolution, les messes de Noël sont proscrites et les provençaux reproduisent secrètement ces crèches chez eux. C'est le marseillais Jean-Louis Lagnel, le premier santonnier, qui lance la fabrication de santons en argile et en série. Il introduit petit à petit des personnages profanes de la société provençale du 19ème notamment à travers la représentation des petits métiers. Depuis, la notoriété des santons n'a eu de cesse de s'accroître et les santons, sacrés ou profanes, s'exportent partout à travers le monde.

Croiser Paul B..... au hasard d'une exposition, c'est aller à la rencontre de ses racines lauragaises. Au-delà de leur dimension artistique, les pièces qu'il réalise constituent un formidable travail d'historien. Il faut donc espérer que Paul suscite des vocations afin que de nouvelles générations de santonniers participent à la transmission de la mémoire locale sous l'une de ses formes les plus vivantes.

Interview réalisée par Isabelle Barèges

Couleur Lauragais n°118 - Décembre 2009/Janvier 2010
Cette exposition m'a tellement passionnée .....,j'espère que toute cette lecture ne vous aura pas trop
"barbé(e)s sinon je m'en excuse .
Bonne semaine et gros bisous de mamie Jackk....

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Published by TATIANA - dans Mémoire
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 15:22

ange


Bonjour ,

Je vous ai déja parlé de la Bourse d'échanges qui avait lieu dimanche dernier  à Revel 31;
je vais vous parler aujourd'hui d'un monsieur qui exposait  ses santons ...
Voyez vous même le travail de l'artiste ,
020.JPG


le vent d'autan souffle très fort parfois ;
voyez de dos ...
021.JPG
regardez les beaux dessous...

Sur la même image on voit aussi le forgeron ..


.
017.JPGle laboureur ;le souci du détail ; les sabots , la ceinture autour des reins,le joug sur l'épaule ,
la crêche en second plan ...


018.JPGle garçonnet qui se fait piquer par le jard
la paysanne qui gave les oies avec l'entonnoir et le baton pour pousser le grain.
au fond à droite : la gerboieuse , elle porte la gerbe de blé sur la tête ...
à ses côtés le jardinier en train de bêcher .
Celle du fond nous montre ses beaux vétements car il était de mise de soulever son tablier pour que les gens puissent admirer vos beaux atours.

022.JPG
 la gitane ...
023.JPGles anciens ;le soir au coin du feu ...
Derrière la cuisinière qui amène son cassoulet, désolée je lui ai raté la tête ...excusez moi ....

Tous ces santons sont le reflet de la vie de tous les jours dans le Lauragais .

aucune pièce n'est  à vendre ...

Mon prochain article sera de nouveau consacré à ce monsieur mais à travers un article paru dans un petit mensuel régional .....

Passez un bon weekend ...
schtr.gif 

vous envoie de gros bisous  et se souvient du temps où ma mère et ma grand mère se livraient à cet exercice .
019


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Published by TATIANA - dans Mémoire
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:41





 à Tous ,


Mémé Mounic linknous fait de magnifiques billets sur les objets d'avant ..

Je voudrais vous parlez de la machine à coudre à pédales .
C'est un objet de nos aïeux et déja dans les années 1900 pratiquement tous les foyers disposaient d'une machine à coudre à pédales ,dont la marque Singer était la plus connue .
Pratiquement inusable elle a servi pendant des décennies  de coudre des rideaux , de confectionner des vétements ,notamment pendant la guerre  ,quand on manquait de tout .
machine-a-coudre.jpg



La machine que possédait ma Maman ressemblait à celle-ci .Elle est toujours chez mon père et même si le plateau se charançonne je la garde.Cette machine est arrivée chez nous dans les années 50 et c'était un outil pratique .Une couture était faite en un rien de temps .Je me souviens qu'elle s'en servait souvent ayant dans sa jeunesse travaillé chez une couturière .
Elle savait tout faire avec ça  et il me semble encore entendre le bruit du pied de biche sur le plateau .Elle pédalait à toute allure en me recommandant de ne surtout pas mettre les doigts dans la grande roue qui était actionnée par une courroie ..

Ancienne machine à coudre Singer vue 2


Nostalgie quand tu nous tiens ...
peut être est ce l'effet de la neige ,
en tout cas en ce moment ce ne peut être l'effet du réchauffement climatique ...
Portez vous bien , je vous envoie de gros bisous ..

Imagesignature


vous dis
MERCICHINOIS

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Published by TATIANA - dans Mémoire
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 14:04

Bonjour ,

Dans la rubrique;les promesses et bla bla bla ..

après celles-ci ...




POUR LUTTER  ET AIDER LES SANS ABRIS
FAITES CIRCULER LE PLUS POSSIBLE LE MOT DE
NOTRE CHER PRESIDENT 

Nous rappelons au Président de la République de tenir sa promesse qu'il a fait lors d'un discours le 18/12/2006

"Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."






Si vous voulez certains pourraient vous le chanter....

le doux chant des irènes en période pré-électorale

Bisous , bizettes
de
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 00:00


Bonjour ,

Dimanche 22 Novembre 1914.
"Voilà quelques jours qu'il fait très froid ,il pèle très fort chaque nuit .Hier matin le thermomètre était à 9 degrés en dessous de zéro.Le canal de la Marne au Rhin qui passe par ici était tout gelé , aussi je t'avoue franchement la nuit , c'est bien le moment de s'enfoncer le nez sous  la paille sans crainte des rats qui peuvent très bien nous grignoter le bout du nez sans qu'on le sorte dehors car la bise souffle rudement et passe à travers les tuiles .Je viens de faire des feuillées  "cabinets", la terre est gelée sur une profondeur d'au moins 12 centimètres , c'est te dire qu'il ne fait pas chaud .
Voilà une dizaine de jours que nous n'avons pas été au combat , le canon tonne dans le lointain ; je ne sais pas si un de ces jours il ne nous appelera pas ,mais que veux-tu puisque nous sommes venus pour ça .
Joseph .


11Novembre 1918:
"Ma chère Maman, 
Ce matin , de bonne heure , les autos américaines et françaises qui défilent sur la route à cent mètres de notre installation arboraient des drapeaux .
Et à 11heures nous apprenions à la fois la signature de l'armistice ,la fuite du vieux bandit et la révolution en Bochie.Et toutes les cloches des villages voisins sonnent de joyeux carillons  cependant que le canon a cessé de tonner et que le soleil(de la fête aussi)fête l'été de la Saint Martin et la fin de la guerre.
Te dire notre joie à tous est impossible .
Ma première pensée a été pour ceux que j'aime ,pour toi , ma  chère vieille maman , qui vas retrouver ton pays , redevenu français .
J'ai jeté un regard sur les Vosges ;les deux versants en sont français maintenant , et pour toujours !!!"
lettres tirées du livre "lettres de la Grande Guerre 
Jean pierre Guéno- Yves Laplume  

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