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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 21:04

Bonjour,

 

 Lors de notre dernier cours d'occitan on nous a donné a traduire la légende du saut de Sabo.

 

images du web

 

 

Cette légende parle D'Arthés et de Saint Juéry, deux villages situés de part et d'autre du Tarn et réunis par le pont de Caussels.

 

 

Un beau matin de mai , jour de la Sainte Marguerite

Elle ,qui était d'Arhés la fille la plus jolie

était partie de bon matin pour aller au marché.

 en portant sur sa tête un panier de salade monté en pyramide

et de tendres laitues, la pomme bien serrée.

Elle avait déja fait une marche bien pénible  

et se dit que poser un peu son panier lui ferait le plus grand bien.

Elle se reposerait donc sur le pont de Caussels.

elle se dit en elle même que d'autres,

 en d'autres temps durent  faire de même, 

 un peu de repos et elle repartirait;

elle serait au marché encore de bon matin.

Mais tout ne se passa pas comme elle l'avait décidé,
elle aperçut alors le profil d'un jeune homme élégant,

Qui vers elle de suite avança poliment ,

 sans doute décidé à faire sa connaissance,

mais il est stupéfait de voir devant lui un si joli minois

 et reste comme changé en statue de bois.

Mais après un moment que son émotion passe,

 il lui tourne un compliment qu'il débite avec grâce.

Elle rougit un peu , répond au compliment

et l'entretien s'engage alors tout doucement.

Il avait nom Sabo , surnommé Redoutable,

Sabo le dégourdi n'en était pas moins aimable,

 un beau garçon meunier avec l'accent de là-bas,

Saint Juéry ; c'est le village où il a vu le jour...

 

 

Quand après le repas , il met le pied dehors,

c'est pour venir faire le tour de sa demeure,

il s'en va quand il voit s'allumer la bougie,

comme l'on se retire au coucher du soleil.

Pour faire comme ça , il lui faut passer en barque,

mais depuis quelque temps il s'est fait la remarque

qu'en traversant les rocs ,au-dessus du moulin,

 un homme dégourdi pourrait faire son chemin.

 Il est vrai qu'il ne faut pas avoir une charge de laine,

il y a un trou à franchir qui messure une canne

et vingt mètres plus profond, il y a le goufre béant,

et dans le fond du goufre surement l'océan.

Mais lui ,dégourdi comme Sabo s'appelle ,

 ne fait pas plus de cas que d'une passerelle.

Et a partir de ce moment

au moins deux fois par jour il franchissait

le goufre auquel il a donné son nom.

 

Un petit cordonnier du bout de sa ruelle

 convoitait lui aussi la belle jardinière.

Il était un peu bossu,

faisait cinq pans* de haut

une figure de singe et du nom de Grifau.

Elle , cent fois par jour , l'avait sur son passage,

pouvait sérieusement contempler son image,

mais de le contempler , elle ne le voyait  pas,

passant à côté de lui comme d'un embarras...

 

 

 Quand il veut exécuter son sinistre projet,

il veut en profiter , jouïr de son effet.

A vingt mêtres du trou , le roc fait promontoire ,

 il pense un moment y faire son observatoire,

de s'installer là , pour qu'au moment fatal,

 il applaudisse de loin à la mort de son rival.

Un soir d'un temps fort clair,

qu'au ciel la lune brille,

il prend des pois en grains

 que notre homme éparpille sur tout le bord du roc

 où le poids portera, quand de l'autre côté Sabo s'élancera.

Quand il a bien préparé sa fatale vengeance,

 sur son observatoire il attend avec impatience,

le moment désiré où il verra s'élancer

celui qu'il tarde tant de se débarrasser.

Enfin un homme en blanc monte sur l'autre rive

 et son instinct lui dit que c'est son homme qui arrive,

 c'est lui , envellopé dans son drap humide(manteau).,

 il dormira bientôt dans un linceuil liquide .

A quelques dents du rocher il restera accroché il est sur,

 jamais plus du jour , il ne verra l'azur ,

sinon il s'enfoncera dans une grotte obscure,

 aux chiens désormais  servira de pature.

Ainsi donc a fini Sabo le dégourdi,

qui s'était  toujours cru être fort et joli.

Quand il a succombé,

 et c'est un crime infâme

dont on va a conté fidélement le drame.

Et depuis si longtemps que Sabo est parti

 personne ne peut ignorer l'endroit où il git,

 D'ailleurs de temps en temps,

la grosse voix qui gronde,

 nous rappelle l'endroit où il repose dans l'onde.

 Quand Tarn a bien grossi et son flot est bien haut,

 on entend dans le goufre hurler" Grifau !, Grifau!"

C'est la voix de Sabo qui ,sorti de l'abime

et en nommant Grifau lui rappelle son crime.

 

Poème transcrit de Jean Louis Revel 1883.

 revisité en langue normalisé par Ivon Oulès.

Je vous souhaite un et vous envoie des

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Published by TATIANA - dans Légendes
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commentaires

virjaja 10/11/2011 12:38


j'ador ce genre de légende, mais la fin de celle-ci est un peu triste.. gros bisous Tatiana. cathy


Marishka 07/11/2011 17:59


Bonsoir Tatiana

Bonne soirée et bonne semaine..

Gros bisous.

Marishka


Rosedesneiges 07/11/2011 12:11


bonjour Jacquette
J'epsère que tu n'es pas dans l'eau comme nos amis varois quelle tristesse.passes une bonne journée le soleil revient bien doucement mais quel plaisir
gros poutous
rosedesneiges


gene 06/11/2011 22:46


terrible histoire de jalousie . pas simple la traduction , j'imagine . bonne nuit


les-voyages-de-gridelle 06/11/2011 15:59


de bien jolis vers....


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