Vendredi 20 novembre 2009








Hello les aminautes  ,

J'espère que vous allez bien .

 Nous revois-ci il y a 100ans .

La Grande Dépression qui entraine des fermetures d'usines en série et leur reconvertion en délainage ,moins demandeurs en main d'oeuvre ,provoque le départ de nombreuses familles ouvrières .
La ville perd 1000 habitants  en 1886à1896.
La nouvelle activité du délainage ne cécessite aucune qualification particulière  et le patronat laisse de bon coeur partir ce prolétariat turbulent qui s'était pourtant bien organisé durant les grèves de 1886-1887.
Les nouveaux ouvriers viennent des environs ruraux de Mazamet et de la Montagne Noire .

(C'est à ce moment que le village d'Aussillon situé sur les hauteurs c'est agrandi .Les habitants  se sont  "rapproché" de Mazamet et aujourd'hui nous avons le village "perché" d'Aussillon et Aussillon plaine )

Cette recomposition a des effets sur la classe ouvrière locale .En effet il faut attendre le début du XXième siècle ,pour qu'un syndicat revoit le jour à Mazamet .(il y en avait un lors des grèves textiles).
Paradoxalement , ce sont les ouvriers charpentiers(ceux qui montent et entretiennent les usines )qui ouvrent cette branche syndicale , alors que le plus gros des troupes ouvrières est employé dans le délainage la mégisserie et le textile .
En fait , l'action syndicale  est handicapée par les clivages originaux de Mazamet .Ce nouveau prolétariat venu de la paysannerie , soutient , parfois avec une ferveur militante la droite cléricale et conservatrice incarnée par la dynastie politique des Reille-Soult .(de la famille du maréchal d'Empire ).Mais si le fond de leur attachement aux valeurs traditionnelles trouve racine dans leurs rapports avec le monde paysan , le passage à celui de l'usine aurait pû; aurait dû , les faire évoluer vers la gauche , comme ce fut le cas aux mines de Carmaux , au nord du département .
C'est là, qu'interviennent les modalités particulières de la lutte des classes à Mazamet , qui aide à maintenir les ouvriers dans le giron de la droite conservatrice .
En effet la gauche républicaine est ici représentée par le patronat protestant.
Ce clivage social ,identifié à Mazamet à un clivage politique paradoxal est en gande partie la cause  de l'attachement des ouvriers du bassin à la droite reilliste.
Autre trait culturel imposé par la révolution du délainage ;alors qu'en ville ,dans les bureaux  des magasins de laine , des courtiers des banques ,on parle anglais espagnol, que tous les regards sont tournés  vers le reste du monde , dans les usines qui s'étalent le long des torrents de la Montagne Noire ,
on parle occitan,
 on importe à l'usine la culture des champs tarnais ... 

Voilà encore une tranche de vie ;un autre petit morceau de notre terroir.
Quelques usines...



mégisserie ; (ce qu'il en reste ).




Dans mon prochain article je vous parlerais de Jaurés  un enfant du pays né à Castres .

Une pensée pour les amies dans la peine ou la maladie ;
courage ...

Passez un bon samedi ,




vous fait de gros bisous





Par TATIANA - Publié dans : Histoire - Communauté : FEMMES
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Jeudi 19 novembre 2009

Bonjour ,

Voici la suite  de l'épopée glorieuse de cette ville de Mazamet qui s'est enrichie en son  temps mais n'a pas su et surtout
pas voulu
se diversifier tant qu'il était encore temps....

Les Mazamétains à la conquête du monde (1856-1900)


Dans une Argentine en construction, qui ne voit dans ses peaux de moutons qu'un déchet inexploitable, sans aucune valeur marchande, il faut organiser la collecte, la sélection, la préparation et l'expédition. Il faut aussi créer une organisation commerciale mondiale à partir de rien.
Cinq ans après l'arrivée des 2 premières balles de peaux, un autre industriel textile mazamétain, Augustin Périé, envoie en Argentine un de ses employés pour y ouvrir un comptoir. Nous sommes en 1856.
Et voilà qu'à la fin du XIXe siècle, la bourgeoisie industrielle de ce chef-lieu de canton perdu sur les contreforts de la Montagne Noire n'hésite pas à se lancer par-delà les océans, à la conquête du marché mondial.
Très vite toutes les grandes firmes mazamétaines ont leur comptoir en Argentine, puis en Afrique du Sud, en Australie et enfin en Nouvelle-Zélande. Mais c'est àBuenos Aires que les fils du patronat font leur apprentissage commercial.
Un entrepreneur mazamétain construit même une rue entière pour loger ses compatriotes, toujours plus nombreux. Les peaux, sous-produits de l'abattage d'animaux pour leur viande, sont achetées à bas prix par les mazamétains qui ont le monopole de la demande.
La laine, revendue à un cours de marché nettement plus élevé (approchant celui de la laine de tonte, malgré une réputation de moindre qualité) permet de réaliser de gros bénéfices. Et c'est en 1871, que Charles Sabatié crée, à Mazamet, la première usine entièrement dévolue au délainage.
Ce faisant, l'industrie textile constitue encore la principale activité du bassin. Le délainage est une opération intégrée, de préparation, pour les industriels.


C'est la Grande Dépression (décennie 1880), en amenant le malaise économique à Mazamet comme dans le reste de l'Europe occidentale, qui fait du délainage l'activité-phare de Mazamet et de son bassin. En 1900 une quarantaine d'usines de délainage sont en activité.


La grande question qui se pose alors est celle de la concurrence. Le délainage est une industrie simple, basée sur le pourrissement contrôlé des peaux (étuvage). Ni chimie, ni technique, simplement un procédé naturel. Or, cette activité source d'énormes profits peut être pratiquée n'importe où ailleurs en France, où dans le monde. C'est alors que les industriels mazamétains créent une version officielle : les eaux de Mazamet, par leurs qualités particulières, sont seules, propices au délainage. Il s'agit au départ, de protéger un monopole commercial fragile.


En fait, la vraie force du patronat mazamétain réside dans son organisation. Ses comptoirs argentins, sud-africains ou australiens lui confèrent un poids international si important, qu'il impossible à la concurrence de lutter à armes égales.
Mais il y a aussi, la volonté de garantir la qualité des produits. D'où la création d'un Condionnement Public dans les années 1890, qui assure les contrôles "qualité" des laines expédiées. Ceci assure définitivement les clients européens et américains, de la qualité des productions, et la notoriété du délainage à Mazamet.
Finalement c'est « l'esprit de place »[1], l'effort collectif et soutenu de l'ensemble du patronat local qui à fait la prospérité du bassin mazamétain.


Ainsi, en seulement 20 ans (1880-1900), Mazamet tourne le dos à l'activité textile traditionnelle, pour s'adonner pleinement au délainage. Le développement de cette industrie du délainage , entraîne dans son sillage de nombreuses autres activités, inconnues jusqu'alors dans le mazamétain.
C'est avant tout la mégisserie , qui s'installe dès la fin des années 1880, et qui permet d'exploiter les cuirots  déchargés de leur laine. En aval des mégisseries, qui revalorisent ces peaux dites de qualité moyenne en cuirs de premier ordre, s'installent des fabriques de chaussons, de gants, et de maroquineries.
Une importante filière d'exploitation et de revalorisation des déchets du délainage (boues, végétaux, morceaux de peaux), se développe ensuite pour produire l'engrais dont le Languedoc vinicole , situé sur le versant sud de la Montage Noire, en pleine expansion a énormément besoin.





DESOLEE, LES PHOTOS SE SERA POUR PLUS TARD CAR DEMAIN JE VOUS PARLERAIS DES OUVRIERS ....

MALGRE QUE LE TEMPS AI PASSE LES MENTALITES SONT RESTEES LES MÊMES .....


J ESPERE QUE LA LECTURE NE VOUS REBUTE PAS ET JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE JOURNEE .

MERCI POUR VOTRE PATIENCE .


GROS BISOUS DE

Par TATIANA - Publié dans : Histoire - Communauté : FEMMES
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Mercredi 18 novembre 2009

Bonsoir  ,

Comme promis voici la suite  de mon article sur le délainage  dans la ville de Mazamet .





La première révolution industrielle de Mazamet (XIXe siècle) [modifier]

C'est donc au XIXe siècle que tout change pour Mazamet. Dès les années 1780, tandis que le commerce entre le "Languedoc textile" et le Levant (La Turquie d'aujourd'hui) s'effondre, les bourgeois mazamétains passent à l'industrie moderne.
Cependant, Mazamet, passe à l'ère moderne avec une mécanisation timide et surtout sans charbon. En effet, deux siècles durant, jusque dans les années 1980, la force hydraulique reste prédominante. C'est avant tout, l'esprit d'entreprise des bourgeois, fils des marchands-fabricants du XVIIIe siècle, aux gendres doués pour les affaires, qui sont à la base du décollage industriel du bassin mazamétain.
Il s'agit plus d'une croissance continue, entamée sous l'Ancien Régime, que d'une véritable révolution industrielle.


Mais dès l'accroissement de la production au XIXe siècle, cette industrie en plein essor, souffre d'un problème endémique : celui de l'approvisionnement de la matière première : la laine.
C'est en remède à ce problème structurel, qu'un des grands patrons mazamétains, Pierre-Elie Houlès, fit une expérience nouvelle dans la recherche de laine, en important 2 balles de peaux lainées d'Argentine (peaux de moutons abattus sur lesquelles restait la laine) . On est alors en 1851 et à cette époque, la filière ovine argentine rejette d'énormes quantité de peaux lainées qui sont purement et simplement détruites.





Jusque là, la laine provenait exclusivement de la tonte d'animaux vivants. Et pour cause. On pensait que la laine des peaux mortes ne pouvait être récupérée (la laine restant solidement accrochée au cuir). Mais durant leur voyage transatlantique, les balles de peaux venues d'Argentine vont pourrir.
Et c'est en fait, un peu par hasard, qu'on s'aperçut qu'à ce stade, la laine se détachait presque naturellement et pouvait être traitée.


Le début du procédé qui deviendra très officiellement, le procédé de l'échauffe, est là ; il reste à le maîtriser, à construire autour de lui, une organisation industrielle et commerciale, et inventer déjà, une « mondialisation » made in Mazamet.
Au XIXe siècle l'explosion de l'industrie textile dans l'ensemble du monde occidental, donne raison aux industriels mazamétains.
Les laines manquent partout. Les cours du marché des laines ne cessent de s'emballer. En créant le délainage, les mazamétains, répondent aux besoins et offrent à moindre coûts, des quantités énormes de laines sur le marché mondial. C'est la clé d'un succès économique inouï qui dura près de 150 ans.
Wikipédia (merci)




LA SUITE DEMAIN ....


JE VOUS METTRAIS DES PHOTOS DES "BRILLANTES" RESTES .....



BISOUS ET PENSEES POUR NOS AMIES DANS LA PEINE .




Par TATIANA - Publié dans : Histoire - Communauté : FEMMES
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Mardi 17 novembre 2009

Bonjour ,

A la suite de la publication  de cette carte postale sur la ville de Mazamet ,il m'a été demandé ce qu'était le délainage .


Mazamet/Aussillon  (81).

 Au pied de la Montagne Noire
fief des Comtes d'Haupoul
en pays cathare .

Ville de 17000 habitants connue pour avoir été (dans les années 50 ) la capitale mondiale du délainage .






Voici un peu d'histoire sur 
 la ville de Mazamet




L'épopée du délainage à Mazamet (1851-1999)

L'histoire de Mazamet est marquée à jamais par l'industrie du délainage. Le délainage consiste, à séparer la laine  du cuir  à partir des peaux de moutons abattus pour la boucherie, pour cause de sécheresse ou d'épizootie, et récoltés dans les grands pays d'élevage de l'hémisphère sud que sont l'Argentine ,l4afrique du Sud l'Ausralie et la Nouvelle Zélande . Cependant, le terme de délainage, n'est pas né à Mazamet  Au départ il s'agit d'une activité annexe, préparatoire, à l'industrie de la mégisserie. Néanmoins, ce sont bien les négociants et industriels mazamétains qui firent de cette activité particulière une véritable industrie, donnant lieu à un commerce international de très grande ampleur.


Et c'est bien là, l'originalité de Mazamet. Bien que réputée pour son industrie drapière, cette petite ville, à l'écart de tous les grands réseaux de transport, va réussir à drainer les matières premières (peaux lainées) qui vont supplanter le drap, des 4 coins du monde. Les observateurs extérieurs n'ont de cesse de souligner cette étrangeté.
Dans les années 1930, Jean-Paul Gauthier qui fait une thèse pour l'Université de droit de Toulouse
écrit : « Nous assistons ainsi à ce phénomène, qui doit être assez rare, d'une matière première venant des antipodes, qui passe quelques jours à peine dans un petit chef-lieu de canton français pour repartir ensuite, dans un état presque similaire, aux quatre coins de l'Europe et jusqu'en Amérique. »


L'industrie du délainage, son développement, son organisation sont donc spécifiques à Mazamet, ses industriels et ses ouvriers. Voilà comment pendant un siècle et demi, jusqu'au premier choc pétrolier, Mazamet va conserver le quasi-monopole de l'activité du délainage.




relevé sur Wikipédia
Je vous met la suite demain .....

J'espère ne pas vous avoir"barbé" avec cette lecture .

Le délainage a fait la richesse de la vallée du Thoré et de tous les villages de la Montagne Noire .

Quand les gens sont pressés et vous klaxonnent pour vous doubler ici on dit:
"Doucement , on n'est pas aux pièces ".
Les ouvriers étaient payés aux pièces , donc plus de travail accompli plus d'argent à la fin du mois ...

A demain ,
profitez de la vie et de ceux que vous aimez ...

Gros bisous de

Par TATIANA - Publié dans : Histoire - Communauté : FEMMES
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Samedi 14 novembre 2009




Bonjour
et bon weekend ,

Il y a quelques jours j'ai reçu un prix venant de notre amie
PICARDINE 
http://debam.over-blog.com/

 et ne voilà t'il pas qu'hier
SOSO
http://o-miam-miam-de-soso.over-blog.com/

m'a octroyé le même ....




Merci ;
alors ......
Comme c'est le weekend jouons le jeu .....

Il s'agit de se dévoiler un peu plus  et aussi de mieux se connaitre ....le tout en sept étapes ....


1Je passe beaucoup de temps au téléphone avec mes deux filles ,tous les jours et même plusieurs fois par jour ....

2 J'aime venir prendre de vos nouvelles sur vos blogs ...

3 J'aime fouiner dans les vide-greniers ...

4 J'ai des collections ; timbres , dés à coudre , minis flacons de parfum,cartes postales ....

5 J'aime les fleurs- toutes les fleurs-

6 J'aime pô les tripes ....beurkkkk!!

7 Comme les bavardages en direct ne sont pas suffisants ,j'aime me brancher sur msn le soir pour discuter avec les filles !!!hihi!!!(complément du n°1)

Voili , voilou .... et les copinautes priées de jouer le jeu sont :
Soizig 22
Canesole
Dianou
Rosedesneiges
Virjaja ,
Isdael
Marishka ..

 Passez un bon samedi doublé d'un superbe dimanche

Je vous envoie de gros bisous .


Par TATIANA - Publié dans : Jeux et amusements .... - Communauté : FEMMES
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